Je n'ai pas créé GSP pour faire une startup. Je l'ai créé parce qu'après 30 ans dans la production photographique — comme assistant chez Riccardo Tinelli, photographe, directeur de production, réalisateur — j'en avais assez de chercher.
Il y a un secret que tous les professionnels de la production connaissent, mais que personne ne dit vraiment : tout repose sur le bon contact, au bon moment.
Vous montez un shoot à Marrakech ? Il vous faut un MUA disponible le matin, un studio avec piscine, un labo qui développe argentique dans la journée, un loueur qui livre du matériel à 6h. Vous êtes à Milan ? Il vous faut un casting director qui connaît les nouveaux mannequins, un styliste italien, des camions de tournage qui acceptent de monter en 24h. Vous êtes à New York ? Il vous faut connaître les bonnes adresses de post-production, les studios qui restent ouverts la nuit, les agences réactives.
Et tous ces contacts, ils sont dans nos têtes. Dans nos vieux carnets. Dans des fichiers Excel mis à jour à 3h du matin entre deux setups. Dans des conversations WhatsApp qu'on retrouve six mois après.
D'où je viens
Je suis arrivé à Paris à 7 ans. Sénégal et Martinique dans le sang, Bagnolet pour la rue, le 2ème arrondissement pour les nuits. J'ai grandi entre les Halles et Étienne Marcel, à une époque où Paris vibrait comme jamais — les nuits du Palace, du Bain Douche, de La Scala, l'émergence du hip-hop français aux côtés de Boris, DJ Chabin, Marco Prince.
C'est là, dans cette nuit créative parisienne des années 80, que j'ai compris une chose : tout repose sur les rencontres. Les bons photographes connaissaient les bons coiffeurs. Les bons coiffeurs connaissaient les bons mannequins. Les bons mannequins connaissaient les bons stylistes. Et les nuits du Palace, c'était là qu'on les rencontrait tous.
Quand j'ai commencé comme assistant chez Riccardo Tinelli, j'ai vu le métier de l'intérieur. La machine éditoriale, la pression des deadlines, les improvisations de dernière minute. Et toujours, derrière chaque shoot réussi : un carnet d'adresses, des coups de fil, des faveurs rendues.
La fatigue accumulée
Pendant 30 ans, j'ai vu la même galère se répéter. Comme assistant d'abord. Puis comme photographe pour des labels musicaux, où je devais à la fois shooter et organiser. Puis comme directeur de production sur des campagnes internationales. Puis comme réalisateur.
À chaque shoot, à chaque nouveau projet, à chaque ville : tout recommencer. Chercher qui était disponible. Vérifier qui était encore actif. Demander à droite et à gauche. Perdre du temps. Perdre des opportunités, parfois, parce qu'on n'avait pas le bon numéro au bon moment.
"Le carnet d'adresses rêvé, celui qui aurait tout centralisé,
n'existait pas. Alors je l'ai fait."
Ce qu'est GSP
GSP, c'est ce carnet. Centralisé, vérifié, accessible. Pas pour faire une startup à la mode. Pour rendre service aux pros qui galèrent comme moi.
Photographes mode, agences de mannequins, MUA, coiffeurs, stylistes, studios, hôtels de production, restaurants pour les équipes, services de catering, camions de loges, bureaux de presse, laboratoires photo, loueurs de matériel, agences de réalisateurs, directeurs de la photo, casting cinéma, VFX, étalonneurs, monteurs, ingénieurs son, costumes, décors, effets spéciaux.
Tout ce qu'on cherche quand on monte un shoot ou un tournage, au même endroit.
Ce que GSP n'est pas
GSP n'est pas une agence. GSP n'est pas un intermédiaire. GSP ne prend pas de commission. GSP n'est pas un système de réservation. GSP ne remplace pas votre réseau personnel.
GSP est un point de départ. Une boussole. Un raccourci. Pour que la recherche d'un studio à Berlin ou d'un MUA à Tokyo ne prenne plus une demi-journée mais cinq minutes.
Pourquoi je cherche des alliés
Je ne veux pas que GSP soit MON projet. Je veux que ce soit NOTRE projet.
Celui de tous ceux qui ont galéré comme moi pendant 30 ans. Qui veulent que la prochaine génération n'ait pas à reconstruire ce qui existait déjà dans nos têtes.
Je cherche des contributeurs qui ajoutent leurs contacts. Des ambassadeurs qui parlent de GSP autour d'eux. Des partenaires qui voient comment on peut développer ça ensemble. Des journalistes qui veulent raconter cette histoire. Des écoles qui veulent l'offrir à leurs étudiants. Des marques qui veulent soutenir l'écosystème.
Pas de cahier des charges. Pas de poste à pourvoir. Juste une conversation pour voir.
Si l'histoire vous parle
Si vous êtes du milieu, si vous avez vécu les mêmes nuits blanches à chercher le bon contact, si vous voulez tester l'outil et me dire ce qui manque, si vous voulez contribuer, partager, échanger — écrivez-moi.
Je lis chaque message. Je réponds à chacun.
Bienvenue dans GSP.